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Vers la Business Intelligence Environnementale

 

Une méthodologie est maintenant acceptée comme standard pour l’évaluation des impacts environnementaux des produits et des entreprises : l’Analyse du Cycle de Vie (ACV, angl. : Life Cycle Assessment – LCA). Les objectifs de cette méthodologie sont de prendre en compte le cycle de vie complet des produits allant de l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie ou le recyclage, et de quantifier les impacts dans différentes catégories : CO2, énergie primaire, santé et écosystèmes. La méthodologie ACV, devenue un standard ISO (14’040-44), est de plus en plus utilisée. Un bénéfice majeur de l’ACV réside dans sa capacité à prendre en compte les impacts directs et indirects des processus d’entreprises. Les impacts directs sont liés à la production et distribution d’un produit tandis que les impacts indirects réfèrent à la phase d’utilisation d’un produit ou à la production de ses composants. L’approche structurée et granulaire de la méthodologie ACV permet également de l’appliquer à différentes échelles, par exemple, aux produits d’une entreprise, à un site de production ou à l’entreprise dans sa globalité. Le résultat d’une analyse ACV est typiquement un tableau de bord synthétique qui reprend les impacts dans les différentes catégories.

De nombreuses entreprises suisses ont pris le pas et sont en train de compiler des bilans ACV pour leurs produits, ou à un niveau plus global, pour l’entreprise entière. Ces sociétés se font généralement aider par des compagnies spécialisées dans le calcul de bilans ACV comme Ecointesys – Life Cycle Systems par exemple, située à Ecublens et reconnue au niveau international (http//www.ecointesyslcs.ch).

Faire une ACV implique la collecte de nombreuses données au coeur de l’entreprise. Ces données sont parfois stockées dans des systèmes d’information très hétérogènes. Ensuite, des experts en environnement se chargent de la conversion des données, de leur validation et de leur tri en écartant celles dont les impacts ne sont pas significatifs. Finalement, c’est le lien entre les données collectées et des impacts environnementaux de références (des bases de données comme Ecoinvent) qui permet de calculer l’ACV.

Pour résoudre ces différents problèmes, un projet CTI a été initié entre la société Ecointesys – Life Cycle Systems et l’institut d’informatique de gestion de la HES-SO Valais à Sierre (http://iig.hevs.ch). L’objectif du projet CTI est de créer une solution logicielle Web configurable et interopérable avec les systèmes centraux des entreprises (SAP, Oracle), pour automatiser les différentes phases d’une ACV. L’innovation et la flexibilité sont au coeur du logiciel dont les premiers développements ont été présentés en primeur lors d’un des derniers événements du Groupement des Ingénieurs en Technologies de l’Information (http://www.giti.ch). La solution logicielle sera commercialisée prochainement par Ecointesys.

 

Jean Hennebert
University of Applied Science 
Business informationSystem
TechnoArk 3/ 3960 Sierre
www.hevs.ch

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