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Migration vers le Cloud: au-delà des mythes

Pourquoi tout le monde parle de Cloud Computing? Tout simplement, parce qu'il donne accès à un réservoir de ressources informatiques (serveurs, stockage, applications, etc.) consommables à la demande et virtuellement infinies. Il y a encore peu, ajouter un nouveau serveur à son infrastructure prenait des semaines, entre la décision d'achat et le moment où le serveur répondait à sa première requête. Aujourd'hui, grâce au Cloud, on peut bénéficier de nouvelles ressources en quelques secondes. Revisitons quelques mythes entourant le Cloud:
1) Le Cloud est bon marché. 
VRAI et FAUX. Pour une grande partie des applications clientes existantes (legacy), une migration vers le Cloud est généralement plus coûteuse qu'une solution traditionelle. Il ne suffit pas de prendre uniquement en compte les coûts des ressources informatiques louées au fournisseur et de soustraire les coûts liés à l'exploitation actuelle, il faut aussi calculer les coûts de migration ainsi que les coûts des ressources humaines nécessaires tant à la migration qu'à la gestion de l'application évoluant dans un environnement de Cloud. De plus, les applications legacy ne peuvent que rarement tirer parti de l'élasticité du Cloud. En revanche, le remplacement d'un service interne par une solution Cloud peut engendrer une baisse de coûts en s'affranchissant des coûts liés à l'achat et au maintien du hardware, tout en bénéficiant de l'économie d'échelle offerte par le Cloud.
2) Le Cloud n'est pas digne de confiance.
FAUX. Un Cloud public est théoriquement aussi sûr qu'un fournisseur externe de services. Dans les faits, les principaux Cloud publics sont plus sécurisés qu'une grande partie des hébergeurs traditionnels. Leurs capacités opérationnelles sont également sans commune mesure. Par exemple, on estime à 1% le traffic Web mondial servi par Amazon Web Services (le principal fournisseur de Cloud public), et que 30% des internautes accède à ses services chaque jour. Les incidents liés à la sécurité des données sont pour autant quasiment nuls. La confidentialité des données peut être accrue à l'aide de moyens de chiffrement, mais au final il reste nécessaire de faire confiance au fournisseur, comme pour tout autre prestataire externe. Il s'agit donc de s'assurer de son sérieux avant d'y placer ses données.
3) Impossible de savoir où se trouvent mes données.
VRAI et FAUX. Si cette affirmation peut être vraie dans certains cas, tels que les applications hébergées (modèle SaaS) comme Gmail ou Facebook, il est en revanche tout à fait possible d'héberger ses données dans une zone géographique précise voire même sur des serveurs bien définis lorsque plus de contrôle est nécessaire (modèles PaaS et IaaS). À noter également qu'il existe des fournisseurs nationaux de Cloud dans une grande partie des pays, ce qui peut faciliter la mise en conformité avec les diverses dispositions légales régionales.
 
Si le Cloud est peu adapté à la migration d'applications traditionnelles, il ouvre la voie à de nouveaux types d'applications: une infrastructure élastique, où des ressources peuvent être allouées à la volée de manière presque infinie, est une base prodigieuse pour constuire les applications de demain. Aujourd'hui déjà, l'informatique mobile (smartphone, tablette, etc.) évolue très rapidement, notamment grâce au Cloud, et offre des fonctionnalités encore impensables il y a 5 ans. Voilà qui annonce un futur radieux au nuage.
 
Nicolas Bonvin, Causal SàRL

 

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